Préambule
Pourquoi cette charte existe
L'IERHIA n'est pas un mouvement contre l'intelligence artificielle. L'IA générative est une avancée extraordinaire — une révolution aussi profonde que l'imprimerie ou l'avènement d'internet. Nous ne cherchons pas à freiner son déploiement.
Ce qui nous préoccupe n'est pas l'outil. C'est la relation que l'humain développe avec lui. Notre cerveau est câblé pour chercher du lien, de la réciprocité, de l'empathie. Depuis les premières expériences documentées avec ELIZA en 1966 jusqu'aux grands modèles de langage d'aujourd'hui, nous savons que l'humain tend naturellement à humaniser ce qui lui répond.
Nous avons observé des collaborateurs accepter des réponses fausses sans les vérifier. Des personnes confier leurs décisions importantes à une machine. D'autres développer un lien affectif avec leur agent conversationnel — un lien qui ressemble, parfois, à de la dépendance.
Ce phénomène touche tout le monde. Mais il frappe plus fort les plus vulnérables : les personnes isolées, les adolescents, ceux qui n'ont personne d'autre à qui parler. Si personne ne forme les gens à comprendre ce qui se passe dans leur rapport à l'IA, ce sont les plus fragiles qui paieront le prix.
C'est cette conviction — simple, documentée, urgente — qui est à l'origine de l'IERHIA et du Label de Compétence Interactionnelle avec les IA (LCIIA). Non pas pour diaboliser la technologie, mais pour protéger l'humain qui l'utilise. Lui donner les outils pour rester lucide, garder son discernement, poser des limites saines.
« Comprendre l'IA, c'est rester humain face à elle. »